
Sant Garan
Sculpteurs Seenu Shanmugan et Tristan Bansept
Saint Garan (ou Haran) est un saint breton, souvent associé à saint Efflam et considéré comme un moine irlandais ou gallois du VIe siècle. Il est invoqué pour aider les enfants à marcher et pour protéger les porcs. Sa présence est attestée dans la toponymie bretonne, notamment dans des lieux comme l’église de Saint-Garan. Cependant, les sources disponibles ne fournissent pas de détails biographiques complets ou précis sur sa vie.
La tradition orale veut que ce saint soit un compagnon de saint Efflam. Les deux noms du saint Garan et Cavan, sont des noms brittoniques*. Le saint serait donc originaire de l'Ile-de-Bretagne.
Saint Garan s'est d'abord établi au lieu de sa chapelle, en Plestin. Plus tard il est remonté vers le haut pays pour aller s'établir à Cavan. Le fait est courant. Mais un détail de la topographie doit retenir l'attention. La chapelle Saint-Garan en Plestin est à proximité d'un autre rivage que celui de la Lieue-de-Grève. Elle se trouve sur les bords du Douron, auprès d'une petite anse, d'un point d'atterrissage, détail bien infinie, qui peut paraître négligeable, mais qui a peut etre sa valeur, et qui semble pouvoir mettre en doute la thèse de la tradition de. saint Garan, compagnon de saint Efflam Saint Garan n'a pas d'histoire, les ermites n'en ont pas, toute leur vie est cachée en Dieu. La tradition a gardé pieusement sa mémoire.
Sant Gonvel
Sculpteur Julien Poulmarc'h
Saint Conven ou saint Gonven fait partie des saints bretons légendaires non reconnus officiellement par l'Église catholique romaine. Certains auteurs pensent que c'est le même personnage qui est connu sous le nom de saint Goulven ou saint Golven.
Sa vie semi-légendaire
Si les détails de sa vie sont inconnus, on devine quelques éléments à travers son culte parfaitement localisé: venu probablement de l'île de Bretagne, il aurait abordé la côte de l'Armorique (Bretagne actuelle) vers Plouezoc'h et aurait pénétré d'une vingtaine de km dans l'arrière-pays s'installant à l'endroit devenu Plougonven, avant de migrer seize kilomètres plus à l'est à Loguivy-Plougras.
Ses traces et son culte dans la Bretagne actuelle
En effet, la première trace de ce saint se trouve à Plouezoc'h où existe, le long de la côte, la petite chapelle de saint-Conven, qui existait déjà en 1518 car elle est mentionnée à cette date pour un baptême de cloches. Il y est représenté en abbé, tenant une crosse et un livre fermé. Cette chapelle a été restaurée en 1954 et abrite les statues de saint Gonven, la Trinité, la Vierge-Mère, saint Mélar, saint Pierre, saint Paul, sainte Claire et une Pietà.


Sant Loeiz
Sculpteur Vincent Lemaçon
Louis IX, parfois dit « le Prud'homme » et plus communément appelé Saint Louis, est un roi de France capétien, né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Carthage, près de Tunis. Il régna pendant plus de 43 ans, de 1226 jusqu'à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l'Église catholique en 1297.
Neuvième roi de France issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le quatrième ou cinquième enfant et deuxième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion », et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance.
Saint Louis n’était certes pas un saint breton, mais il a bel et bien marqué la Bretagne. Il se situe à la croisée de deux réalités : d’un côté, les tensions politiques avec un duché qui tenait à son indépendance ; de l’autre, l’attrait spirituel d’un roi dont la vie tout entière fut un témoignage de foi. Si les ducs de Bretagne refusaient la suzeraineté capétienne et défendaient leur propre conception de la souveraineté, le peuple breton, lui, n’hésita pas à vénérer en Louis IX un saint universel.
Pour nous Bretons, attachés à notre terre et à nos saints fondateurs, le souvenir de Saint Louis nous rappelle que toute fidélité à nos racines doit s’accompagner d’une fidélité plus haute : celle due à Dieu seul, le vrai Roi des rois.
Santez Madalen Sophie Barat
Sculpteurs Stéphane Rouget et Lola Guezennec
Madeleine-Sophie Barat, née Magdeleine Sophie Barat le 12 décembre 1779 à Joigny (Yonne) et morte le 25 mai 1865 à Paris, est une religieuse française, fondatrice en 1800 de la Société du Sacré-Cœur de Jésus (Congrégation des religieuses du Sacré-Cœur), béatifiée par Pie X le 24 mai 1908 sous le nom de Madeleine-Sophie Barat, puis canonisée sous ce nom par Pie XI le 24 mai 1925.
Issue d'une famille d'artisans tonneliers, Sophie a reçu une solide éducation chrétienne de la part de son frère Louis.
À l'initiative du père Joseph Varin, jésuite, auprès de qui œuvrait son frère Louis, elle fonde le 21 novembre 1800 la Société du Sacré-Cœur de Jésus dont l'objet est de développer l'enseignement pour les jeunes filles.
Très attirée à la fois par une vie de prière mais aussi par le désir d’aider la société de son temps, elle est une femme étonnamment ouverte aux besoins de son époque et très attentive à y répondre de son mieux.
Elle cherche à donner aux femmes un rôle de premier plan pour la reconstitution du tissu social. Elle révèle de remarquables qualités relationnelles, manifestant de l'aisance aussi bien avec les grands de ce monde qu'avec les enfants et leurs familles.
L'ouverture des lycées napoléoniens, puis républicains, aux filles, œuvre du ministre de l'Instruction publique Victor Duruy, est, en un certain sens, un hommage rendu à l'intuition de Sophie.


Santez Madeleine Morice
Sculpteur Jean-Philippe Drévillon
Qui était Madeleine Morice ?
Née le 31 juillet 1736 à Néant-sur-Yvel, dans le Morbihan, Madeleine Morice grandit dans une famille modeste de onze enfants.
Très jeune, elle entre dans le Tiers-Ordre du Carmel et mène une vie de prière intense, marquée par des expériences mystiques profondes.
Selon la tradition, elle reçoit les stigmates après avoir ressenti les souffrances du Christ, notamment celles de la couronne d’épines. Chaque vendredi, ses plaies se rouvraient.
Dévouée aux autres, elle fonde en 1767 une école pour les enfants pauvres.
Elle meurt en 1769 à Porcaro (56), où elle reste aujourd’hui encore vénérée.
Ses reliques sont conservées dans l’église paroissiale, et une statue de faïence liée à sa dévotion est réputée pour ses miracles.
Chaque 15 août, un pardon lui est consacré.
Une œuvre saisissante qui ne laisse pas indifférent et qui enrichit encore le parcours spirituel et artistique de La Vallée des Saints.
Sant Magloire
Sant Magloire Sculpteur Stéphane Rouget
L'abbaye de Léhon à coté de Dinan lui est dédiée.
Originaire du Glamorgan au pays de Galles, né vers 535, Magloire fut élevé par saint Iltud avant de succéder à son cousin saint Samson comme évêque de Dol-de-Bretagne. Après avoir gouverné le monastère de Carfantin et dirigé le diocèse dolois, il choisit la vie érémitique : guidé par un ange, il céda sa place à saint Budoc et se retira sur l'île de Sercq, où il vécut en ermite avec 62 disciples.
Célébré le 24 octobre, saint Magloire incarne l'évangélisation celte des côtes et des îles.
Sa vie, riche en miracles et en périples maritimes, le mène de Sercq à Jersey en passant par Brecqhou.
Ses reliques, emportées lors des invasions normandes, trouvèrent refuge à Léhon puis à Paris.
La statue le représente debout, figure imposante et pacifique, rappelant à la fois l'évêque, l'ermite et l'apôtre des îles.
Un hommage vibrant à ce saint dont le lien avec la Vallée des Saints est d'autant plus poignant qu'il fut propriétaire du domaine de Sant Gweltaz (Saint Gildas), là même où se trouve sa sculpture aujourd'hui.


Sant Monna
Sculpteurs Olivier Lévêque et Tristan Bansept
Qui était Saint Monna ?
Né en Irlande au VIIe siècle, Monna — ou Munna — était un disciple de saint Colomban d’Iona et devint abbé de Tech Munna (aujourd’hui Taghmon).
Mort en 635, il ne fut pas évêque, contrairement à certaines représentations.
Son culte s’est diffusé dès le Xe siècle, notamment dans les litanies de Salisbury et de Reims, avant de s’implanter en Bretagne.
Ici, il remplace progressivement saint Onna et devient, dès le XIIIe siècle, le saint patron de Logonna-Daoulas, où il est toujours honoré aujourd’hui, notamment lors du pardon du dernier dimanche d’octobre.
La tradition locale en fait également le frère de sainte Nonne, elle aussi présente à La Vallée des Saints.
La statue le représente debout, imposant et reconnaissable à sa tête chauve, accompagné de deux jeunes filles qui s’accrochent à lui.
Un motif en spirale orne sa poitrine, rappel de ses racines celtiques et de l’héritage spirituel venu d’Irlande.
